Le quatrième de couverture nous amène dans une maternité. Entre nuits blanches et émerveillement, Rebecca se remémore un fragment de son passé : ses années d’étudiante à Londres, dans une classe du King’s College où Virginia Woolf a aussi étudié.
Moi, qui ai lu quoi ? Quatre ou cinq fois Une chambre à soi ainsi que ses autres essais, romans et même des correspondances, je ne pouvais tout simplement pas passer à côté d’un roman dont la protagoniste principale est Virginia Woolf.
Tout comme les livres de Woolf, ce roman m’a secoué. En voici un exemple parmi d’autres que j’ai marqué :
Quant à lui, resté fidèle au poste, du moins pendant un temps, il a eu d’emblée quelques désaccords avec sa nouvelle collaboratrice, bien plus progressiste que la précédente qu’il a épousée. Au nombre des désaccords, l’enseignement des mathématiques, qu’il juge indadapté.
« Pourquoi devrions-nous les enseigner aux femmes, avait-il grogné lorsque Miss Faithfull avait abordé le sujet devant son bureau, quand tout ce qui fait leur charme est qu’elles sont entièrement dépouvues de tout sens logique ? Pourquoi bousculer ces esprits innocents en leur imposant des leçons d’algèbre ? » Et il avait explosé de rire. (p. 43)
Les souvenirs que l’autrice se remémore de ses années d’études en littérature au King’s College, plus spécifiquement ses lectures de l’oeuvre de Virginia Woolf, sont empreints d’empathie face à la femme autant qu’à l’écrivaine.
Pour moi, ce roman est un bijou que je relirai sûrement.
Ce que je vole à la nuit de Rebecca Benhamou
