J’ai parcouru Sous l’écorce d’Agnès Ledig. Une lecture qui fut douce et agréable pour moi.
Elle y raconte ce qui l’a conduite à l’écriture : son enfance, ses parents, ses professeurs, et comme tout auteur j’imagine l’observation de ses semblables et de la nature, le tout conjugué aux bons et mauvais tours de la vie.
Voici quelques passages qui ont retenu mon attention :
La lecture est aussi intime que l’écriture, et la façon dont l’auteur offre un texte lui appartient de même que la façon dont le lecteur le reçoit. (p. 25)
Je ne cesse de le répéter aujourd’hui : vous rêvez que vos enfants lisent ? Lisez ! Vous rêvez qu’ils écrivent ? Écrivez ! Vous rêvez qu’ils aiment la forêt ? Emmenez-les se promener ! (p. 32)
Le roman est apparu comme une évidence. Je pouvais endosser le costume des personnages, leur faire dire, ressentir et vivre ce que je voulais pour servir mon discours, partager mes idées. (p. 39)
Exprimer mes idées sur des thèmes de société, façonner des personnages pour les rendre messagers, chercher des lecteurs, les prendre par le coeur, leur permettre de s’identifier et de partager leurs émotions avec celles des protagonistes du livre. (p. 48)
Elle fait aussi mention du texte de Daniel Pennac intitulé Les droits du lecteur, je vous invite à les découvrir si vous ne les connaissez pas. (p. 61)
Les critiques où il est question d’ennui à propos de mes livres me peinent plus que les autres. Il suffisait d’arrêter et de passer à une autre lecture. Aucun auteur ne peut plaire à tout le monde, et aucun lecteur ne peut tout aimer. (p. 61)
La dernière citation, je l’ai fait mienne il y a longtemps, c’est de cette façon que j’aborde mes lectures, un livre ne me plaît pas, ne trouve pas écho en moi, je le ferme et passe au suivant sans culpabilité. Il y a trop de livres et pas assez de temps pour tout lire.
